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RGPD et enregistrement des appels professionnels

Enregistrer un appel professionnel suppose une finalité précise, l'information de l'appelant dès le début avec son droit de s'y opposer, une conservation limitée et un accès restreint. Sayelo, agent vocal IA, transcrit chaque appel dès 39 € HT/mois ; l'enregistrement audio, inclus à partir de l'offre Essentiel, n'est jamais actif par défaut.

Enregistrer les appels de son entreprise est permis, mais pas « au cas où ». Il faut une raison précise, une information claire de l'appelant, une durée de conservation courte et un accès restreint. Voici les repères publiés par la CNIL, ce qu'ils changent pour une TPE, et comment les appliquer avec un agent vocal.

Par Alexandre HaddadPublié le Mis à jour le 6 min de lecture

Ce que dit la règle, en une phrase

Vous pouvez enregistrer des appels professionnels pour une raison précise et légitime, à condition de n’enregistrer que ce qui sert cette raison, d’en informer l’appelant dès le début avec son droit de s’y opposer, de conserver les enregistrements peu de temps et d’en réserver l’accès à quelques personnes. Tout le reste découle de ces cinq conditions.

Ce guide se concentre sur l’enregistrement. Le cadre général d’une IA au téléphone, annonce de l’IA, information des appelants, contrat avec le prestataire, est traité dans notre guide sur l’AI Act et le RGPD. Ce guide n’est pas un avis juridique : pour un cas particulier, référez-vous aux pages de la CNIL citées en source.

Enregistrement, transcription, récapitulatif : trois choses différentes

Quand un appel est traité par un agent vocal, trois traces peuvent exister, et elles ne pèsent pas le même poids.

TraceCe que c’estÀ retenir
RécapitulatifLe résumé de la demande : qui, quoi, quelle suiteLe plus utile au quotidien, et le plus léger
TranscriptionLe texte intégral de la conversationUne donnée personnelle complète, à traiter avec soin
Enregistrement audioLa voix de l’appelantLa voix est une donnée personnelle ; c’est la trace que visent les repères de la CNIL

Le principe de minimisation du RGPD tranche la plupart des cas : si le récapitulatif suffit à traiter la demande et à rappeler le client, l’audio n’est pas nécessaire. Notre guide pour rappeler un client à partir du récapitulatif montre quand le récapitulatif et la transcription suffisent, et quand l’audio sert vraiment.

Choisir une finalité, et s’y tenir

Un enregistrement se justifie par ce qu’il sert à faire. Les repères de la CNIL distinguent deux usages, avec des durées très différentes.

FinalitéExemple pour une TPEDurée repère de la CNIL
Formation, évaluation, amélioration de la qualitéRéécouter les premiers appels de l’agent pour corriger ses réponses, former un nouvel employéEnregistrements : 6 mois maximum à compter de l’enregistrement. Documents d’analyse : archivage intermédiaire, 1 an maximum
Preuve d’un contrat conclu à l’oralUne vente de service conclue au téléphone, sans écritSeulement si l’enregistrement est nécessaire, ni systématique ni permanent ; par exemple 5 ans à compter de la connaissance de l’existence du contrat, en archivage intermédiaire (article 2224 du code civil)

Ces durées viennent du référentiel de la CNIL sur les durées de conservation en gestion des ressources humaines, dans sa partie sur l’écoute et l’enregistrement des conversations téléphoniques sur le lieu de travail, qui renvoie aux fiches de la CNIL sur ces deux usages. Ce sont des plafonds, pas des objectifs. Et chaque finalité appelle son propre réglage : un enregistrement fait pour former ne devient pas, six mois plus tard, une preuve conservée cinq ans.

Moins longtemps que le maximum : la méthode de la CNIL

La CNIL décrit une pratique simple : la personne habilitée écoute les enregistrements dans les jours qui suivent, rédige le document d’analyse nécessaire, puis les enregistrements sont supprimés à bref délai, et seul le document d’analyse est conservé.

Pour une TPE qui démarre avec un agent vocal, cela donne :

  1. un créneau par semaine pour réécouter quelques appels ;
  2. une note courte : ce que l’agent a bien fait, ce qu’il faut corriger dans ses consignes ;
  3. la correction de la fiche de l’agent ;
  4. la suppression des enregistrements écoutés.

Après quelques semaines, quand les réponses sont justes, la question se pose franchement : avez-vous encore besoin de l’audio ? Souvent, la transcription et le récapitulatif suffisent.

Informer l’appelant au bon moment

En pratique, l’information se fait en deux temps : une mention orale au début de l’appel, avant que la conversation ne commence vraiment, puis le détail sur un support accessible, votre site par exemple. La mention orale dit que l’appel est enregistré, pourquoi, et que l’appelant peut s’y opposer :

Cet appel est enregistré pour améliorer la qualité de nos réponses. Vous pouvez vous y opposer en le disant maintenant.

La page de votre site complète : qui enregistre, pour quelle finalité, qui écoute, combien de temps l’enregistrement est conservé, et comment exercer ses droits. Prévoyez aussi ce qui se passe quand l’appelant s’oppose, et testez-le.

Vos salariés sont concernés de la même façon : si leurs appels sont enregistrés, ils doivent en être informés avant.

Les droits de l’appelant

  • L’opposition, au début de l’appel, et à tout moment ensuite.
  • L’accès : l’appelant peut demander ce que vous détenez sur lui, y compris l’enregistrement de sa voix. Vérifiez son identité avant de transmettre quoi que ce soit.
  • L’effacement, quand la conservation n’est plus justifiée.

Prévoyez qui reçoit ces demandes et comment vous y répondez : le guide sur l’AI Act et le RGPD rappelle le délai de réponse.

Sécurité : qui écoute, où c’est stocké

  • Un accès restreint aux personnes qui en ont besoin, la vôtre et celle d’un responsable, pas toute l’équipe.
  • Pas de copie envoyée par messagerie personnelle ou laissée sur un poste partagé.
  • Un hébergement connu, de préférence en France ou dans l’Union européenne, et un contrat de sous-traitance avec le prestataire.
  • Un cas à part pour la santé : dans un cabinet, un appel enregistré contient des données de santé, et leur hébergement relève du cadre HDS, expliqué dans notre guide de l’hébergement des données de santé. Les pages médecin généraliste et avocat montrent comment l’agent traite les appels d’un cabinet tenu au secret ; pour un avocat, interrogez votre ordre avant d’activer l’enregistrement.

Ce que fait Sayelo

Avec Sayelo, vous êtes responsable du traitement de vos appels, et Sayelo agit comme sous-traitant, avec un accord de sous-traitance fourni à chaque client.

  • La transcription et le récapitulatif par e-mail sont inclus sur toutes les offres.
  • L’enregistrement audio est inclus à partir de l’offre Essentiel, mais il n’est jamais actif par défaut : vous l’activez en connaissance de cause.
  • Quand il est activé, l’annonce de début d’appel le précise : à la mention obligatoire de l’IA s’ajoute « Cet appel est enregistré, vous pouvez vous y opposer ».
  • La durée de conservation est limitée, alignée sur les recommandations de la CNIL, et vous la définissez selon vos besoins.
  • Le droit à l’oubli s’exerce en un clic, depuis la fiche du contact.
  • Les données sont hébergées en France chez un hébergeur certifié HDS, avec un accès restreint et tracé, et des communications chiffrées en transit.

La page sécurité et RGPD détaille ces garanties. Pour comparer ces réglages avec ceux d’autres solutions, voyez notre comparatif des agents vocaux pour TPE, et le détail de chaque offre sur la page des tarifs.

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Questions fréquentes

En clair.

Puis-je enregistrer tous les appels de mon entreprise, par principe ?

Non. Le RGPD demande de ne collecter que ce qui est nécessaire à une finalité précise. Pour la preuve d'un contrat conclu à l'oral, la CNIL précise que l'enregistrement ne peut être ni systématique ni permanent ; pour former ou améliorer la qualité, quelques appels choisis suffisent. « Au cas où » n'est pas une finalité.

Combien de temps garder un enregistrement réalisé pour former un collaborateur ?

Six mois au maximum à compter de l'enregistrement, selon le référentiel de la CNIL. Elle recommande d'écouter dans les jours qui suivent, de rédiger un document d'analyse, puis de supprimer l'enregistrement à bref délai. Ce document d'analyse peut ensuite être conservé en archivage intermédiaire, un an au maximum.

Un appelant peut-il demander à réécouter son appel ?

Oui, il dispose d'un droit d'accès aux données qui le concernent, et l'enregistrement de sa voix en fait partie. Avant de transmettre quoi que ce soit, vérifiez que la demande vient bien de la personne enregistrée, et ne communiquez que sa partie : un appel peut contenir la voix et les données d'autres personnes.

Faut-il enregistrer les appels pour prouver une commande passée par téléphone ?

Seulement si c'est nécessaire pour prouver un contrat conclu oralement, et sans enregistrement systématique ni permanent, selon la CNIL. Si la commande est de toute façon confirmée par écrit, l'enregistrement n'est plus nécessaire à cette preuve. Chez Sayelo, la question des données bancaires ne se pose pas : l'agent ne prend aucun paiement par téléphone.

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